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«L’expérience événementielle est un média encore peu exploité au Québec»

L'expérience événementielle ne rime pas nécessairement avec commandite et doit être considérée comme un média à part entière. Un point de vue défendu et expliqué par Serge Pointet, fondateur de Haussmann Park.

L’expertise événementielle

Force est de constater que les annonceurs au Québec investissent encore très peu dans l'événementiel, alors que la commandite demeure un «sport» très nord-américain avec des plans annuels élaborés. Pour le producteur d'expériences événementielles, une des grandes erreurs de l'industrie des communications est de penser que les concepteurs de pub et d'événementiels pratiquent le même métier. «Il y a des similarités, certes, mais les savoirs sont différents. C'est comme de comparer un metteur en scène et un réalisateur de cinéma, ça se ressemble, mais ce n’est pas la même conversion; on ne s’adresse pas aux gens de la même façon.» 

 

«Quand les gens sont installés en face de leur télé, entre deux émissions, ils peuvent toucher leur télécommande. Nous, on est en direct, il faut constamment leur donner envie d’entrer dans nos espaces pour essayer nos expériences de marque.» 

Il ajoute que ce qu'il aime dans ce métier, c'est de partir d'une page blanche, partir de zéro pour livrer au client ce qu'il a imaginé. «Quand les gens sont installés en face de leur télé, entre deux émissions, ils peuvent toucher leur télécommande. Nous, on est en direct, il faut constamment leur donner envie d’entrer dans nos espaces pour essayer nos expériences de marque.»  

Mettre les bons talents au bon endroit

À la question s’il se considère davantage comme un artiste ou un gestionnaire, Serge Pointet répond du tac au tac qu’il est avant tout un autodidacte. «En vérité, je n’ai aucune ambition créatrice! Ça fait 30 ans que je travaille dans le milieu; l’art du métier est de trouver les bonnes personnes au bon endroit.» Il précise toutefois que le «facteur wow!» n’est pas toujours nécessaire et que pour certaines marques, le coup d'éclat ne fonctionne pas. Les gens oublient souvent, selon lui, la part de stratégie dans ce métier et pensent que 10 millions de visionnements sur Facebook, c'est un gage de réussite. «Mais ce qu’il faut savoir, c’est que ce sont rarement les marques qui poussent ce genre de contenu.»

 

En effet, elles n'ont pas toutes les mêmes objectifs. «En stratégie événementielle, on fait de l'interentreprise et de l'entreprise au consommateur, ainsi que des communications, on ne fait pas juste des fêtes et des coups d'éclat. Dans la masse des marques québécoises, c'est rarissime qu'on accorde un budget pour déployer un plan stratégique annuel, l'écart entre ce qui se fait ici et en Europe est très grand.»

«Ça fait 20 ans qu'on dit que l’expérience est l’avenir de la communication, mais elle demeure encore très peu exploitée.»

Placer l'humain au centre de l'expérience

«C’est ça qui est compliqué. C’est toujours pareil: quand on produit une expérience, on cherche l’émotion, quelle qu’elle soit. Nous, on met l’humain, ses souvenirs et ce qu'il ressent au centre des choses  ce que peu de médias peuvent faire.» De son avis, le taux de satisfaction du public permet d'évaluer l'efficacité d'une expérience. Car plus il embarque, plus la marque s’y retrouve. «Ça fait 20 ans qu'on dit que l’expérience est l’avenir de la communication, mais en réalité, elle demeure encore très peu exploitée. Le chemin est encore long pour faire comprendre qu'une expérience événementielle est un point de départ, pas un point parmi d’autres!»

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Serge Pointet animera plusieurs formations au CAMPUS Infopresse, cet automne et cet hiver:

Concevoir une expérience événementielle mémorable, le 7 novembre prochain.

Maximiser l’impact de votre stratégie événementielle: communications, expériences, interactions, les 16 et 17 janvier prochains (formation de deux jours).

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