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Réseautage: drague-moi si tu le peux!

Aaah, les événements de réseautage, ces eldorados où tout semble possible. On y convoite les occasions professionnelles comme on part en quête d’un nouveau partenaire. À force d’en arpenter, je ne peux m’empêcher de les comparer aux boîtes de nuit. Des lieux un peu étranges d’où l’on espère ne pas repartir seul. Décryptage de ce grand terrain de drague éphémère qui se déroule chaque jeudi de 5 à 7.

Avant de sortir dans les boîtes de nuit, on se pomponne, on vérifie son haleine et l'on répète sa phrase d’accroche; celle qui nous permettra de faire mouche en moins de 30 secondes. Puis, on se lance dans le grand temple de la séduction.

En boîte de nuit comme en réseautage, on croise plusieurs types de personnes:

  • Le suricate: Dès que vous commencez à lui parler, celui-ci se dresse sur ses pattes de derrière, fait semblant de vous écouter et regarde au-dessus de vos épaules. Ses pieds ouverts vers l’extérieur parlent pour lui: dès qu’une personne plus attractive se présente, il déguerpit.
     
  • Le cowboy: Célèbre pour dégainer son numéro plus vite que son ombre. Statisticien dans l’âme, il a fait ses calculs avant de venir. Il sait qu’en parlant brièvement à tout le monde, il maximise ses chances de se «matcher» avec quelqu’un.
     
  • Les BFFbest friends for ever»): Petit groupe d’amis qui arrivent ensemble, dansent ensemble et repartent ensemble. Ne tentez surtout pas de draguer l’un de ses membres, les autres vous feront vite comprendre que vous êtes de trop.
     
  • Le spectateur: Il arrive généralement seul, se donne une prestance en faisant semblant de consulter son téléphone intelligent. Il a des choses intéressantes à partager, mais est freiné par sa grande timidité.

Mais n’ayons pas peur de le dire: en soirée, le roi du party, c’est le barman.

Contrairement aux clients, lui ne se trouve pas ici pour draguer. Lui et ses collègues jouent un rôle actif dans la réussite de la soirée. Naturel, il connaît tout le monde (même le DJ) et offre des verres aux habitués. Les regards sont toujours braqués sur lui (ou sur elle).

Malgré la musique, l’alcool et la diversité des personnes présentes, on ne peut s’empêcher de ressentir une sorte de gêne. L’authenticité manque souvent dans ces rencontres qui se déroulent dans une ambiance impersonnelle. Tout le monde parle, personne ne s’écoute. Chacun cherche quelque chose et personne n’a rien à offrir. Bref, ça «turn-off» la plupart d’entre nous.

Dans mon entourage, les couples qui durent ne se sont pas formés dans les clubs de nuit. Les coups de foudre ont plutôt tendance à surgir dans les «tiers-lieux de la drague»: associations sportives, concerts de musique, soirées chez des amis, etc. Il est plus facile de trouver un partenaire qui vous ressemble lorsque vous le cherchez dans des lieux qui vous correspondent.

Développer et entretenir son réseau professionnel, c'est une nécessité. Pour rendre cette tâche agréable et efficace, ne vous sentez pas obligé de faire comme tout le monde. Commencez par déterminer les causes et intérêts qui vous sont chers, puis cherchez un moyen de vous engager, d’être utile à votre communauté tout en démontrant vos compétences. Faire du bénévolat ou joindre le conseil d’administration d’un OSBL permet d'établir des liens solides avec des individus qui partagent les mêmes convictions que vous. La drague laisse alors place à l’effort collectif. Cela vous demandera du temps et des efforts, mais les relations que vous développerez ne seront pas des histoires d'un soir.

En réseautage, ne soyez pas un danseur noyé dans la foule. Devenez le barman de votre communauté.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles du CAMPUS Infopresse.

Renaud Margairaz animera la formation CAMPUS Infopresse «Bâtir votre marque personnelle» le 6 décembre prochain.