Le premier centre de formations professionnelles
en communication - marketing et en interactif

Gestionnaire de communauté : les défis à relever

Les réseaux sociaux n’offrent plus qu’une diversité de plateformes pour partager des contenus, mais ouvrent également sur de nouvelles perspectives d’emplois. Parmi celles-ci, le gestionnaire de communauté, une profession plus complexe qu’elle n’en paraît.  

Pour ceux et celles qui se le demandent encore, le métier de gestionnaire de communauté consiste principalement à animer et à fédérer des communautés sur le Web pour le compte d’une entreprise, d’une société ou encore d’une marque. Profondément lié au développement des réseaux sociaux, le métier ne cesse d’évoluer depuis les 4-5 dernières années. Comme le souligne Nadine Mathurin, gestionnaire de communauté pour Radio-Canada depuis 2008 :

NADINE MATHURIN

RADIO-CANADA

« Au début, il était plus question d’écriture et d’articles de type blogue, de publications pures et dures. Aujourd’hui, on nous demande de faire de la stratégie de contenu numérique pour accompagner les programmations télévisuelles de Radio-Canada. »

Pour Nadine, le métier nécessite, d’une part, un esprit stratégique, mais également conceptuel. Car il ne suffit plus de répondre aux commentaires des membres d’une communauté, ou encore de publier sur Facebook quelques statuts pour devenir un bon gestionnaire de communauté, mais aussi de créer des moyens ludiques et efficaces pour leur donner envie d’interagir les uns avec les autres autour des contenus qu’on leur propose.

Jean-Sébastien Giroux, vice-président, directeur général de Substance stratégies et formateur au CAMPUS Infopresse, note également une complexification dans le rôle du gestionnaire de communauté.

Jean-Sébastien giroux

Substance stratégies

« L’industrie vit un retour de balancier. Il y a quelques années, on a assisté à une première vague d’explosion des médias sociaux. C’était de bon ton de dire que le gestionnaire de communauté était le mieux placé pour comprendre les enjeux et les allées et venues internes d’une entreprise. La professionnalisation du métier et la complexification des enjeux de l’industrie font en sorte qu’aujourd’hui, les gestionnaires de communauté doivent se faire aider par les agences. 

 

D'ailleur, quand on sort un calendrier de contenus pour un client, au moins six personnes expertes dans le domaine sont impliquées ! On parle de rédacteur bilingue, de directeur au service-conseil, de directeur artistique, de designer, d’acheteur ou de planificateur médias. Ces personnes apportent une expertise de pointe dans la production de contenus. Le gestionnaire se retrouve donc avec une pression énorme. Il ne peut plus œuvrer seul comme avant et être bon dans tout, il ne suffit plus de compter les like, il y a aussi tout l’aspect de performance dont il faut tenir en compte. Et cela demande des connaissances pointues. » 

 

Le profil recherché 

Sa plus grande qualité est de parvenir à faire passer sa gestion des médias sociaux du niveau tactique à stratégique. 

Un bon gestionnaire de communauté doit ainsi comprendre à la fois les enjeux du client et ceux des communications internes, tout en étant en mesure de s’adjoindre l’expertise de gens ferrés quand il ne la possède pas lui-même. Sa plus grande qualité est donc de réussir à faire passer sa gestion des médias sociaux du niveau tactique à stratégique, souligne Jean-Sébastien Giroux.

Pour Nadine Mathurin, qui œuvre dans le milieu de la télévision, cela ne fait pas si longtemps que les patrons de la société d’État ont compris qu’il était possible d’amener les gens à regarder la télévision avec les médias sociaux. Pour cette jeune gestionnaire de communauté aguerrie, tout l’avenir de la création et de la production numérique se situe là : considérer les médias sociaux comme des plateformes de diffusion à part entière qui n’évoluent plus en marge des grands canaux de communications. 

----

Pour approfondir ses connaissances et relever ses défis sur les médias sociaux, 10 formations sont disponibles cet automne au CAMPUS Infoprese.