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Jean-Sébastien Giroux : «Il faut aller au-delà du modèle du like quand on calcule la performance de ce qu’on fait. »

Vice-président exécutif et associé chez Substance stratégies, Jean-Sébastien Giroux est un passionné de contenu. Discussion de fond avec l’expert reconnu en médias sociaux du CAMPUS Infopresse. 

En plus de donner des formations au Campus Infopresse, Jean-Sébastien Giroux enseigne les communications-marketing aux étudiants de 2e cycle de l’Université Sherbrooke. Un pédagogue dévoué qui a eu le flair, il y a plus de dix ans, de saisir l’importance du changement de paradigme qu’allaient imposer l’arrivée et le développement des plateformes numériques. En misant sur le contenu plutôt que sur la forme, il a développé une expertise notoire dans une industrie en plein changement à l’intérieur de laquelle abondent les messages et les modes de communications. Passionné de contenu, Jean-Sébastien Giroux souhaite partager et faire évoluer les métiers et les façons de travailler et de communiquer. Pour rester de son temps, bien évidemment, mais également pour changer le monde, bien humblement, à sa façon.  

Comment définiriez-vous votre parcours professionnel ?

J’ai commencé dans le milieu des communications du côté client au siège social de la Banque Nationale. J’avais un beau parcours, je travaillais en relations publiques et en communications corporatives auprès de grandes organisations. Les approches étaient toutefois plus traditionnelles et j’ai rapidement eu envie de me diriger vers les communications et le développement des contenus numériques en agence. Une décision conscience que j’ai prise il y a près de douze ans au moment où je sentais que le web était déjà en train de changer l’industrie. Aujourd’hui, je travaille avec une équipe composée de différents talents qui ont une expertise de pointe en stratégie numérique, en production de contenu et en marketing d’influence. Substance stratégies est une agence qui se défini par la proximité que nous avons avec nos clients. On existe depuis 2011 et nous sommes déjà plus de 25 employés à travailler pour l’agence. Nous avons, malgré la jeunesse de l’entreprise, une excellente force de frappe.

En quoi votre métier a-t-il changé ces dernières années ?

Les clients ne cherchent plus des agences à la Mad Men où on fait des meetings trois fois par année sur des tables et du mobilier à 40 000 $.

Beaucoup de choses ! Certains principes restent les mêmes, mais la relation et la dynamique des agences ont changé. Aujourd’hui, les clients ne cherchent plus des agences à la Mad Men où on fait des meetings trois fois par année sur des tables et du mobilier à 40 000 $. Ils veulent des partenaires qui se roulent les manches comme eux et qui sont prêts à travailler fort. Les clients s’attendent à de la flexibilité, de l’agilité et de l’audace ; on n’avait jamais vu ça avant. Pour moi, ce changement d’attitude et de dynamisme coïncide avec le grand changement qu’a opéré le numérique sur notre industrie. Certaines choses persistent, par ailleurs, comme les stratégies que l’on déploie, l’analyse des publics, des cibles, des comportements. Tout ça revêt la même importance qu’avant, mais le travail de l’agence avec le client est beaucoup plus personnalisé, on travaille de près et de pair avec eux, on fait un réel travail de proximité. 

Quel est le plus grand défi auquel vous avez dû faire face dans votre parcours professionnel, et qu’en avez-vous retiré ?

Il y a bientôt quatre ans, j’ai choisi de faire le grand saut et de devenir associé. Devenir directeur stratégie numérique a été un véritable breaking-point dans ma carrière et dans ma vie. J’avais envie de me rapprocher de deux choses : de mes produits et de mes clients. Après plusieurs années à travailler chez Cossette avec des gens fabuleux, j’ai eu envie, à mon tour, de devenir entrepreneur et de bâtir une équipe d’experts qui serait un joueur de premier plan dans un secteur très pointu et qui agirait avec une agilité redoutable. Je voulais bâtir cette équipe et développer sa force de frappe. Substances stratégie est l’une des agences au Québec avec la progression d’affaires la plus rapide. Nous sommes vraiment choyés ! J’ai la chance d’avoir une équipe absolument incroyable avec des talents variés. Nous avons un studio de création complet avec une force de frappe en production photo et vidéo. On a des clients très sophistiqués qui demandent des retours sur l’investissement. Il faut aller au-delà du modèle du like quand on calcule la performance de ce qu’on fait.

Le succès se conjugue au moins en deux temps : un mélange de flair, parce qu’il faut sentir l’air du temps et les vecteurs qui font avancer notre industrie, Et ensuite, une persévérance acharnée.  

Quel conseil donneriez-vous à la personne qui aimerait suivre vos traces ? 

Pour moi, le succès se conjugue au moins en deux temps : un mélange de flair, parce qu’il faut sentir l’air du temps et les vecteurs qui font avancer notre industrie, moi je l’ai senti il y 12-15 ans. Et ensuite, une persévérance acharnée, en anglais « GRIT », un terme qui n’a pas d’équivalent exact en français, mais que l’on pourrait qualifier par un désir d’accomplissement profond, une envie de réussir coûte que coûte.

 

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Jean-Sébastien Giroux animera plusieurs formations cet automne dont Accroître l’engagement de ses communautés en ligne le 19 septembre prochain.