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Véronique Allard et l'apologie des parcours atypiques

Cumulant plus de 20 ans d’expérience en stratégie de marketing et positionnement de marque, Véronique Allard a fait ses débuts au sein de grandes entreprises avant de faire le saut en agence. Aujourd’hui, directrice, marketing et expérience client, de Maisons usinées Côté et formatrice au CAMPUS Infopresse, son intelligence et sa vision stratégique sont au cœur de la croissance de l’entreprise.

1. Comment définiriez-vous votre parcours professionnel?

Plutôt éclectique! Je n’ai jamais eu de plan de carrière; je fonctionne depuis toujours par coup de cœur. J’ai toujours saisi les occasions qui se sont présentées à moi avec bonheur en plongeant avec une grande naïveté. Après mon baccalauréat en dramaturgie, alors que je n’avais que 24 ans, j’ai été recrutée par le service de marketing du Cabaret du Casino de Montréal. Je dirais donc que le marketing m’a choisie beaucoup plus que l’inverse. J’ai toujours été fascinée par les gens aux parcours atypiques; ils ont autre chose à raconter. Personnellement, ça m’a toujours beaucoup servi.

Je trouve fascinant les gens aux parcours atypiques, car ils ont autre chose à raconter.

Je suis restée au Casino pendant huit ans, pendant mes années là-bas, j’ai eu sous ma responsabilité la publicité du Cabaret du Casino de Montréal. Après, je suis allée travailler pour la Tohu avec de plus petites équipes. J’ai adoré la rapidité d’exécution! La liberté qu’on y avait m’a donné envie de vivre l’expérience en agences. C’est ainsi que j’ai connu la PME Maisons usinées Côté, à titre de directrice de comptes. Ils ont été mes clients pendants quatre ans avant que je travaille directement avec eux. Avant d’être stratège, je suis une passionnée. Je serais incapable, comme tout publicitaire, de vendre des produits en lesquels je ne crois pas. Moi, je dois y croire intrinsèquement. Je dois être la première séduite.

2. En quoi votre métier a-t-il changé ces dernières années?

Mon métier n’est plus du tout le même! Avec la multiplication des points de contact, tout se transforme. Avant, l'on passait une publicité de 30 secondes à la télé et c’était assez pour convaincre le consommateur. C’était la fin de la relation. Maintenant, l’expérience est omnicanale et se poursuit bien au-delà de l’achat. Avec les applications comme TripAdvisor ou Google my business, par exemple, tout le monde a une tribune pour évaluer et partager son expérience. Aujourd’hui, les consommateurs font davantage confiance en leurs pairs qu’en une organisation. Ils n’ont pas envie de traiter avec une business, ils veulent parler avec des humains qui partagent le même schème de valeurs qu’eux.

Les consommateurs n’ont plus envie de traiter avec une business, ils veulent parler avec des humains qui partagent le même schème de valeurs qu’eux. 

Pour les stratèges de marque comme moi, ça signifie que nous devons exposer les bénéfices émotifs face aux bénéfices produits de notre marque, ce qui oblige une réflexion, un positionnement différenciateur, une compréhension approfondie du persona. On ne parlait pas de ça il y a 10 ans; on était en pleine guerre des étiquettes rouges!

3. Quel est le plus grand défi auquel vous avez dû faire face dans votre parcours professionnel? Et qu’en avez-vous retiré?

Ce qui me demande le plus d’énergie aujourd’hui, c’est la gestion des données. En marketing, on n’est pas des tripeux de TI tant que ça! Nous sommes chanceux d’avoir plein d’outils qui nous permettent d’accumuler les données, mais il faut savoir les segmenter, les analyser, les comprendre. On doit passer par là pour être en mesure d’en tirer des renseignements clés afin de produire de la personnalisation et de la valeur. Évidemment, ça crée une intelligence d’affaires qui fait que je suis plus pertinente dans mon approche, mais cela demande une préproduction plus importante qu’il y a quatre ou cinq ans.

4. Quel conseil donneriez-vous à la personne qui aimerait suivre vos traces? 

J’ai encore cette humilité-là de vouloir grandir à côté de gens plus forts que moi.

Qui suis-je pour donner des conseils? Je dirais qu’il ne faut pas avoir peur et qu'il faut rester humble par rapport à ce qui se présente à soi. J’ai eu la chance d’avoir sur mon parcours des gens généreux qui m’ont tout donné. J’ai encore cette humilité-là de vouloir grandir à côté de gens plus forts que moi. J’ai eu beaucoup de chance et je l’admets, j’ai un côté effronté, je n’ai jamais eu peur de foncer ni de me planter! Je viens d’une famille qui m’a toujours dit que chaque occasion était bonne à saisir et que si je me trompais, la Terre n’arrêterait jamais de tourner.

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Véronique Allard animera plusieurs formations au CAMPUS Infopresse dans les prochains mois, dont «PME: Mettre en place et exécuter votre stratégie de marketing», les 26 avril et 13 juillet prochains à Montréal, le 31 mai à Sherbrooke et le 22 août à Trois-Rivières.

À Québec, Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières ou Gatineau, toutes les formations sont conçues afin de répondre aux problématiques d’affaires des participants. Leur contenu est constamment actualisé et adapté aux réalités locales pour refléter les enjeux du moment et présenter les cas les plus parlants.

Bâties pour des équipes de 15 personnes au maximum, toutes les formations présentées sur le site campus.infopresse.com et offertes en classe sont disponibles dans le cadre de formations en entreprise, partout au pays. 

Les formations, accréditées par la Sofeduc, sont admissibles à titre de dépense dans le cadre de la loi du 1% et une attestation officielle est remise à chaque cours validé.