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«Nos idées valent autant que celles qui viennent de Chine, des États-Unis ou d'Australie»

Vice-président principal et directeur général de K72, Benoit Bessette souhaite voir plus d'entreprises d'ici briller à l'étranger. Entretien  avec l'expert en marque et communications-marketing, formateur au CAMPUS Infopresse, qui voit grand pour l'industrie. 

L'appétit du Québec pour l'international 

De plus en plus d’entreprises d’ici manifestent leur désir d'exporter leur marque, souligne Benoit Bessette. Avec 98% des entreprises au Québec et 96% au Canada qui sont des PME, un nombre grandissant de directeurs des ventes et du marketing se retrouvent à vouloir aller à l’étranger sans toutefois maîtriser les outils pour s'attaquer à la bête «internationale».

«Je sens beaucoup d’appétit auprès de mes clients. On est huit millions au Québec et nos marchés sont de plus en plus poreux. Facebook a réussi à s'implanter ici, mais on se la joue encore comme si ce n’était pas pareil au Québec, soutient Benoit Bessette. Je suis d’avis que le fait que nous soyons minoritaires, c’est une force! Notre statut nous permet d’arriver dans des écosystèmes complexes en étant moins menaçants.» 

Sortir du Québec

Il y a quelques années, l’auteur Dany Laferrière, sur un plateau de télévision populaire, répondait à la question «Qu’est-ce que tu souhaites aux Québécois?» et soulignait qu'il fallait que les Québécois sortent du Québec pour mieux y revenir. Avec plus d'une trentaine de voyages dans ses bagages, Benoit Bessette est lui aussi sans équivoque: «Il faut voyager, aller ailleurs. Chaque fois que je suis revenu de voyage, je me suis senti chanceux! Nos idées valent autant que celles qui viennent de Chine, de Belgique, des États-Unis ou d'Australie.» 

«Nos idées valent autant que celles qui viennent de Chine, de Belgique, des États-Unis ou d'Australie.»

Pour lui, les marques les plus puissantes sont celles qui reposent sur un insight fort, car les humains sont les mêmes partout, peu importe les cultures et les continents.

Et bien que les idées n’aient pas de frontières, dans un monde où tout va vite et que la propriété intellectuelle est volatile «personne n’est à l’abri d’une bonne idée». «Il faut que les créatifs et les agences qui veulent exporter leur marque aient un réflexe international et n'aient pas peur de voir grand», souligne Benoit Bessette. 

«il faut que les créatifs et les agences qui veulent exporter leur marque aient un réflexe international et n'aient pas peur de voir grand.»

Dans cette optique, comprendre à qui l'on s'adresse, avoir un bon insight, soit une connaissance approfondie des comportements des consommateurs qu'on veut séduire, qui va au-delà des religions, de la politique et des sexes, doit devenir la pierre angulaire sur laquelle construire sa stratégie internationale.

Pour Benoit Bessette, un marché comme l’Europe peut avoir l’air simple, mais c’est un mirage. En réalité, l’Europe n'est pas une seule entité, mais est composée de 25 marchés extrêmement réglementés qui diffèrent les uns des autres. Et pour entrer dans un marché spécifique, précise-t-il, il ne faut jamais oublier les communautés et individus qui constituent les produits culturels de premier ordre. 

«une connaissance approfondie  des consommateurs qu'on veut séduire, qui va au-delà des religions, de la politique et des sexes.»

«D'ailleurs, si l’industrie du marketing existe et se porte bien, c’est en grande partie grâce aux Américains qu’on aime ici détester à cause de leur président!», s'amuse à rappeler Benoit Bessette pour qui notre industrie doit beaucoup aux États-Unis. «Ils ont inventé des structures efficaces et optimales avec des identités fortes, mais qui s'adaptent à tous les marchés. Ce n'est pas un hasard si, chaque année, dans le top 100 d'Interbrand, 60% des marques sont américaines!»

Dans les années 60, au Québec, le désir de faire valoir notre terroir culturel a présidé à la naissance de notre industrie publicitaire. Plus près de nous, dans le quartier Hochelaga de Montréal, où il habite, Benoit Bessette observe la naissance de l'identité Homa, qui n'existait pas il y a six ou sept ans. «Si l'on réussit à créer une culture locale à l'intérieur d’un quartier, imaginons tous les territoires sur lesquels les marques d'ici pourraient s'exporter!» 

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Benoit Bessette animera plusieurs formations au CAMPUS Infopresse dans les prochains mois, dont «Positionner votre marque à l’international» à Sherbrooke le 13 avril et à Montréal le 20 avril, et «Le branding: comprendre la marque pour mieux la gérer» à Montréal le 20 août prochain.

À Québec, Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières ou Gatineau, toutes les formations sont conçues afin de répondre aux problématiques d’affaires des participants. Leur contenu est constamment actualisé et adapté aux réalités locales pour refléter les enjeux du moment et présenter les cas les plus parlants.

Bâties pour des équipes de 15 personnes au maximum, toutes les formations présentées sur le site campus.infopresse.com et offertes en classe sont disponibles dans le cadre de formations en entreprise, partout au pays. 

Les formations, accréditées par la Sofeduc, sont admissibles à titre de dépense dans le cadre de la loi du 1% et une attestation officielle est remise à chaque cours validé.