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E-réputation: Nicolas Duvernois sous la loupe

La réputation numérique de Nicolas Duvernois est-elle à la hauteur de sa réputation entrepreneuriale? Renaud Margairaz, formateur en branding personnel, analyse ce mois-ci la présence en ligne du fondateur de Pur vodka et de Romeo’s Gin.

Nicolas Duvernois est perçu par beaucoup comme le porte-parole des nouveaux entrepreneurs. Il incarne le parfait self-made man. Mais quel portrait le web trace-t-il réellement de lui? Comment se porte sa e-réputation? Tour d’horizon.

Google: ne pas vendre un produit, faire circuler une histoire

C’est en 2009 que Pur Vodka remporte sa première distinction. Toutefois, la notoriété ne vient pas d’elle même. En 2015, Nicolas Duvernois sort son livre Entrepreneur à l'état pur, qui progresse rapidement au sommet des ventes. C’est à partir de ce moment précis que l’on commence véritablement à s’intéresser à lui.

GOOGLE TRENDS

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La sortie de son livre a été un moment marquant pour son attraction numérique. Il a ensuite réussi à faire durer ce momentum. Un simple coup d’oeil aux résultats de recherche sur Google suggère que Nicolas Duvernois n’est pas le genre de personne à laisser les choses au hasard.

On dresse rapidement plusieurs constats:

- 100% des liens présents sur la première page comprennent le mot «entrepreneur» dans la description.
- Ses propres plateformes de communication occupent les premières places (site web personnel créé lors de la sortie de son livre, page Wikipédia, profil LinkedIn), ce qui lui permet de contrôler la première impression véhiculée.
- Les autres références proviennent d’entrevues dans des médias réputés (Radio Canada, Infopresse, Les Affaires, notamment), ce qui renforce sa crédibilité professionnelle.

Preuve que pour marquer les esprits, une histoire ne doit pas seulement être racontée, elle doit être répétée, encore et encore.

Médias sociaux: engager sa communauté dans la durée

Nicolas Duvernois est présent sur les principaux médias sociaux: Facebook, Instagram, LinkedIn et Twitter. Il les utilise pour parler de son entreprise, mais pas uniquement. Son accessibilité, Nicolas Duvernois la cultive en partageant son quotidien. Qu’il s’agisse d’une anecdote de voyage, d’une grande réalisation professionnelle ou encore d’un beau moment en famille, il joue la carte de la transparence et de l’authenticité.

LinkedIn: mais ne vend-il vraiment que de la vodka?

La marque «Nicolas Duvernois» semble avoir pris un tel essor qu’elle dépasse celle de sa propre entreprise. Conférencier, chroniqueur, dragon invité... comment communique-t-il ses différents chapeaux auprès de la communauté d’affaires? Que trouve-t-on sur sur profil? Et que cela transmet-il?

Bien: Il a une belle photo de profil et une image de couverture qui souligne une réalisation récente.

Moins bien: Le contact et les coordonnées ne sont pas à jour.

- L’URL du profil LinkedIn n’est pas personnalisé. Pour transmettre une image plus professionnelle, il est important de prendre quelques minutes pour y remédier (voici un petit tutoriel).
- L’adresse courriel de contact est personnelle (@gmail.com) et non professionnelle.
- Il n’y a pas de lien vers son profil Twitter ou encore vers son site personnel, ce qui limite le rayonnement de ses autres plateformes de communication.

Bien: Son texte de présentation est complété et illustré par du contenu multimédia.

Moins bien: Sa biographie n’est plus à jour. Elle est également rédigée à la troisième personne, ce qui transmet une image plutôt distante, en opposition avec l’image accessible communiquée dans ses autres médias sociaux.

Bien: Nicolas Duvernois dispose d’une large communauté sur LinkedIn (9500 abonnés) et son activité y est régulière et pertinente.

Moins bien: Alors qu’il rédige une chronique hebdomadaire sur Les Affaires, on remarque qu’il n’a jamais publié le moindre article sur LinkedIn. Dommage, car l’algorithme de la plateforme favorise les contenus natifs. Ces derniers resteraient également affichés sur son profil et ne disparaîtraient pas dans les limbes de son historique de partage.

Moins bien: Alors que Nicolas Duvernois est passé maître dans l’art de raconter l’origine de Pur Vodka, cette histoire est absente de la section «expérience» de son profil. Cette section gagnerait à être complétée et présentée de manière plus attractive.

Bien: Ses compétences sont suffisamment organisées et recommandées pour donner confiance à toute personne souhaitant l’inviter à donner une conférence lors d’un événement corporatif.

En contrôle de son image?

Il y a très peu de choses à redire sur la réputation numérique de Nicolas Duvernois. En vrai stratège, il a su bâtir lui-même ses principales vitrines numériques et s’associer habilement à des médias réputés pour solidifier sa légitimité. Il a su «surfer» allègrement sur son histoire entrepreneuriale, mais n’a pas hésité à changer de vague avant que celle-ci ne se tarisse. Son look et ses occupations évoluent mais conservent une grande cohérence dans le temps. Sa boussole: incarner la relève entrepreneuriale et tout faire pour l’inspirer et la soutenir.

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Renaud Margairaz est formateur au Campus Infopresse. Il accompagne entrepreneurs et dirigeants qui souhaitent renforcer leur crédibilité auprès de certaines audiences et maitriser leur réputation. Sa prochaine formation, Bâtir votre marque personnelle, se tiendra le 31 août prochain à Montréal.